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Cité judiciaire de Cayenne : livraison fin 2027, ouverture début 2028

Publié le 7 septembre 2026 · par Ismael Samuel

Cité judiciaire de Cayenne : livraison fin 2027, ouverture début 2028

Au 22 août 2026, la cité judiciaire de Cayenne est un chantier en cours : démarré en 2025, au stade du gros œuvre à l’été 2026, avec une livraison attendue fin 2027 et une ouverture annoncée début 2028. Elle réunira sur un terrain de 8 196 m², à 2,9 km du centre de Cayenne, cinq entités judiciaires aujourd’hui dispersées, et 219 postes de travail — des postes déplacés, pas des créations d’emploi. Coût de construction publié : 70 M€. Effectifs du chantier : non publiés.

La conséquence est immédiate pour qui se déplace : aucune audience ne s’y tient, et aucune ne s’y tiendra avant 2028. Un avocat, un expert judiciaire, un juré ou un greffier convoqué en 2026 ou en 2027 se rend à l’adresse portée sur sa convocation. Il reste plus d’un an pendant lequel les cartes en ligne afficheront un bâtiment que personne n’occupe. Tout ce qui suit est arrêté au 22 août 2026.

Où en est le chantier

Un terrain de 8 196 m², à cinq minutes du centre

L’opération est conduite par l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) pour le ministère de la Justice. L’appel d’offres a été lancé en 2021, et le groupement retenu annoncé en juillet 2024.

La parcelle fait 8 196 m², à proximité du centre-ville. Gardez cette surface en tête avant de lire celle des bâtiments : sur ce terrain, le programme ne s’étale pas, il empile. Depuis le centre de Cayenne, comptez 2,9 km et environ cinq minutes ; depuis Rémire-Montjoly, quinze à vingt minutes selon l’heure ; l’aéroport Félix-Éboué, à Matoury, est à 16,8 km.

Du démarrage de 2025 au gros œuvre de l’été 2026

Le chantier a démarré en 2025. En juillet 2026, un reportage de chantier le décrivait au stade du gros œuvre, tournant à plein régime. Le passage au second œuvre — carrelage, peinture, climatisation — est annoncé après le coulage de la dalle béton.

C’est le point technique à retenir : c’est le seul jalon intermédiaire publiquement identifiable entre aujourd’hui et la livraison. Tant que la dalle n’est pas coulée, le calendrier de finition n’est pas engagé. Pour savoir si « fin 2027 » tiendra, c’est ce jalon-là qu’il faut suivre, et non la date d’ouverture.

Les jalons, et ce qu’ils valent

JalonDateStatut au 22 août 2026
Groupement retenuannoncé en juillet 2024Réalisé
Démarrage du chantier2025Réalisé
Gros œuvreété 2026En cours
Coulage de la dalle bétonnon daté publiquementAttendu
Second œuvreaprès le coulage de la dalleAnnoncé, non daté
Livraisonfin 2027Attendue
Ouverturedébut 2028Annoncée

Deux précautions de lecture. Livraison et ouverture sont deux jalons distincts : entre la remise des clés et la première audience, il y a un déménagement d’archives judiciaires et une reprise d’activité à organiser, ce qui explique l’écart annoncé. Et aucune de ces dates n’est un engagement contractuel public : ce sont des annonces du maître d’ouvrage.

Vue aérienne verticale du terrain d'assiette de la future cité judiciaire de Cayenne, quartier Rebard : une grande parcelle boisée et non bâtie occupe le centre de l'image, bordée à gauche par les barres de logements collectifs et leurs parkings, en bas par l'avenue du Général Virgile et un bâtiment administratif allongé, à droite par les maisons individuelles de la Cité Rebard
Le terrain d'assiette de la cité judiciaire de Cayenne, quartier Rebard : la grande parcelle boisée au centre de l'image, entre les logements collectifs à gauche et les maisons de la Cité Rebard à droite. C'est sur cette emprise, à 2,9 km du centre-ville, que le chantier a démarré en 2025 pour regrouper les cinq entités judiciaires. L'entrée principale et le parvis sont annoncés côté avenue du Général Virgile (RD 3), la voie large qui longe la parcelle en bas à gauche. Orthophotographie IGN antérieure aux travaux : le terrain y apparaît tel qu'avant le chantier, avec les quelques constructions qui l'occupaient alors. — © IGN — Licence Ouverte / Etalab 2.0

Ce que le bâtiment regroupera

Cinq entités, trois sites aujourd’hui

Le programme réunit sur un site unique le tribunal judiciaire, le tribunal administratif, le conseil de prud’hommes, le tribunal de commerce et les archives judiciaires, aujourd’hui répartis sur trois sites selon les éléments publiés en juillet 2026.

Pour qui vient de l’extérieur, c’est là que se trouve le gain : deux affaires devant deux juridictions dans la même semaine, ce sont aujourd’hui deux adresses et deux trajets. À partir de l’ouverture, une seule entrée.

Le détail des salles est plus parlant qu’une surface

Le programme annonce deux grandes salles d’audience pénale, quatre salles d’audience civile, seize salles d’audience de cabinet et deux salles pour le tribunal administratif.

Ce rapport en dit long sur l’activité réelle d’une juridiction : les salles de cabinet, où se tiennent les audiences non publiques, sont quatre fois plus nombreuses que les salles d’audience classiques. Si vous venez plaider ou être entendu, ce sera probablement dans l’une d’elles, et non dans une des deux grandes salles pénales des images de synthèse.

S’y ajoutent une salle des pas perdus ventilée naturellement, le reste des locaux étant climatisé, et des façades aux teintes ocre inspirées de la latérite. Ces éléments sont des intentions de conception annoncées : ils se vérifieront à la livraison, pas avant.

La cour d’appel de Cayenne n’apparaît pas dans la liste

Deux choses à ne pas confondre. D’abord la date : la cour d’appel de Cayenne procède des décrets du 14 décembre 2011 et est entrée en activité le 1er janvier 2012. Toute mention d’une création en 2019 est fausse, et c’est l’erreur la plus répandue en ligne sur le sujet.

Ensuite le périmètre : la cour d’appel ne figure pas parmi les services que le programme publié annonce regrouper. Son sort dans l’opération n’est pas établi par les sources publiques consultées au 22 août 2026. Si votre affaire est devant la cour d’appel, n’anticipez aucun déménagement : rien de public ne l’annonce.

Les chiffres publiés, et ceux qui n’existent pas

219 postes de travail : des postes déplacés, pas des créations

Le chiffre le plus repris est celui de 219 postes de travail regroupés à terme sur le site. Il faut le lire pour ce qu’il est : des postes installés dans le futur bâtiment, occupés par des agents qui travaillent déjà dans les locaux actuels. Ce n’est pas une annonce de 219 recrutements, et une note qui le présenterait ainsi serait fausse.

Autre chiffre rarement lu jusqu’au bout : 180 places de parking réservées au personnel. Réservées, donc pas destinées aux visiteurs.

Aucun effectif de chantier n’est publié

Pour Cayenne, il n’existe aucun nombre d’ouvriers, aucune ventilation par corps d’état, aucune estimation officielle. C’est le cas de la quasi-totalité des chantiers guyanais, y compris ceux dont le montant dépasse largement les 70 M€ de la cité judiciaire.

L’exception est à l’autre bout du territoire : pour la cité du ministère de la Justice de Saint-Laurent-du-Maroni, un effectif de 110 à 300 personnes a été publié en juillet 2026. Si une page vous donne un chiffre d’ouvriers pour Cayenne, elle l’a estimé.

Les surfaces : une seule est citable en l’état

Le reportage de juillet 2026 mentionne plus de 11 000 m². D’autres valeurs circulent — surface utile, surface de plancher hors parking —, reprises d’une fiche d’opération que nous n’avons pas pu consulter directement au 22 août 2026. Nous ne les publions donc pas.

Surface utile, surface de plancher et surface totale ne mesurent pas la même chose. Si vous citez une surface dans une note, précisez laquelle : sans cela, deux valeurs différentes passent pour une contradiction.

DonnéePubliée ?Valeur au 22 août 2026
Coût de constructionOui70 M€
Surface du terrainOui8 196 m²
Postes de travail à termeOui219, regroupés
Places de parkingOui180, réservées au personnel
Surface bâtiePartiellementplus de 11 000 m² ; le reste non vérifiable
Effectifs du chantierNonAucun chiffre — ne pas estimer
Durée type d’une venue en exploitationNonNon établie
Devenir du palais de justice historiqueNonNon établi — nous n’en publions rien
Vue aérienne du centre historique de Cayenne autour de la place des Palmistes : les alignements de palmiers de la place occupent la bande de gauche, l'avenue du Général de Gaulle traverse l'image en diagonale, le palais de justice et son patio intérieur se détachent au centre droit, la cathédrale Saint-Sauveur et son parvis en haut à droite
Les adresses où l'on se rend tant que la cité judiciaire n'a pas ouvert : le palais de justice de Cayenne, 15 avenue du Général de Gaulle — le grand bâtiment clair à patio intérieur, au centre droit de l'image — et, dans le même îlot juste en dessous, le tribunal de commerce au 13. Le tribunal de proximité est rue Lallouette, plus haut dans le cadre ; le tribunal administratif, lui, est au 7 rue Victor-Schœlcher, à environ 350 m au nord, hors image. À gauche, les palmiers de la place des Palmistes ; en haut à droite, la cathédrale Saint-Sauveur. C'est cette dispersion que le regroupement de 2028 doit supprimer. Orthophotographie IGN cadrée sur le centre de Cayenne. — © IGN — Licence Ouverte / Etalab 2.0

Ne pas la confondre avec le chantier de Saint-Laurent-du-Maroni

Deux opérations, 257 km d’écart

Deux opérations du même ministère, conduites par la même agence, portent des noms voisins. Une recherche sur « cité judiciaire Guyane » renvoie les deux, et la confusion se paie en heures de route.

Cité judiciaire de CayenneCité du ministère de la Justice de Saint-Laurent-du-Maroni
Statut au 22 août 2026En cours (gros œuvre)En cours (première pierre, 6 juillet 2026)
Distance depuis Cayenne2,9 km, environ 5 min257 km, environ 4 h 06
Coût70 M€430 M€
Ouverturedébut 2028deux calendriers officiels coexistent

Le chantier de l’Ouest a son propre article, avec ses calendriers divergents et les 257 km de RN1 qui l’en séparent : la cité de la Justice de Saint-Laurent-du-Maroni. Retenez ici la deuxième ligne du tableau : quatre heures de route, ce n’est pas un détail de nomenclature.

Venir à Cayenne pour une audience ou une prise de fonction

Le lecteur concerné est celui qui ne travaille pas à Cayenne au quotidien : l’avocat qui plaide, l’expert convoqué, le juré appelé aux assises, le magistrat ou le greffier qui prend ses fonctions.

Jusqu’à l’ouverture : une adresse par service

D’ici début 2028, rien ne change dans le fonctionnement. Chaque juridiction reste à son adresse actuelle, et c’est la convocation qui fait foi — pas une carte en ligne qui afficherait déjà « cité judiciaire » et vous enverrait sur une emprise de travaux. Si votre déplacement porte deux affaires devant deux juridictions différentes, prévoyez le trajet entre les deux sites.

Après l’ouverture : une entrée unique, des durées toujours inconnues

À partir de l’ouverture, les cinq entités partageront la même entrée. Pour une venue depuis l’extérieur, cela supprime un aléa, pas une nuit d’hôtel.

Car la durée type d’une venue en exploitation n’est pas établie. Le flux d’avocats, d’experts et de magistrats en déplacement existe ; aucun chiffre public ne le mesure. Reste la structure des séjours : un déplacement d’audience relève du passage de deux à cinq nuits, une prise de poste ou un encadrement de chantier des durées longues. Nous traitons les deux séparément — le court séjour d’audit ou de conseil à Cayenne d’un côté, la mission de trois semaines de l’autre.

Se garer, et se déplacer sans voiture

Les 180 places du futur bâtiment étant réservées au personnel, le stationnement d’un visiteur se posera après 2028 comme il se pose aujourd’hui en centre-ville. Pour un séjour de plusieurs semaines sans véhicule, une réserve s’impose : au 22 août 2026, les travaux du transport en commun en site propre étaient achevés sans que sa mise en service commerciale soit établie. Ce qui reste utilisable en l’état est détaillé dans se déplacer sans voiture à Cayenne.

Poser ses dates : la saison compte plus que le chantier

Une convocation ne se déplace pas ; un logement, si — à condition de s’y prendre tôt. En Guyane, le mois le plus tendu est novembre, le plus creux mai, et février l’est pour des raisons invisibles depuis un agenda métropolitain. La rentrée judiciaire de septembre concentre par ailleurs les prises de fonction. Le calendrier guyanais mois par mois donne le détail, et le rétroplanning d’un agent muté la mécanique d’une arrivée préparée six mois à l’avance.

Vous arriverez enfin par l’aéroport Félix-Éboué, dont le chantier de modernisation, en cours, court jusqu’en 2029 : ce qu’il change à l’arrivée.

Ce que nous pouvons proposer, et ce que nous ne proposons pas

Nos logements sont à Cayenne et à Rémire-Montjoly. Le site de la cité judiciaire est à 2,9 km du centre de Cayenne et à quinze ou vingt minutes de Rémire-Montjoly : c’est de la proximité directe, et nous le disons sans détour. Pour Saint-Laurent-du-Maroni, la réponse va dans l’autre sens et elle est aussi nette : 257 km, environ quatre heures de route, nous n’avons rien à vous y proposer.

En résumé

  • Statut : en cours. Démarré en 2025, gros œuvre à l’été 2026, second œuvre annoncé après le coulage de la dalle — le seul jalon intermédiaire à surveiller.
  • Livraison attendue fin 2027, ouverture annoncée début 2028 : deux jalons distincts, et deux annonces du maître d’ouvrage, pas des engagements contractuels publics.
  • 70 M€ de coût de construction, terrain de 8 196 m², à 2,9 km du centre de Cayenne.
  • 219 postes de travail regroupés à terme : des postes déplacés depuis les sites actuels, pas des créations d’emploi. 180 places de parking réservées au personnel.
  • Cinq entités, trois sites aujourd’hui. La cour d’appel de Cayenne, entrée en activité le 1er janvier 2012 et non en 2019, ne figure pas dans la liste.
  • Les effectifs de chantier ne sont pas publiés pour Cayenne : le seul chiffre public de Guyane concerne Saint-Laurent-du-Maroni, à 257 km d’ici.
  • Tout ce qui précède est arrêté au 22 août 2026 et sera repris au coulage de la dalle, à la livraison, puis à l’ouverture.

FAQ

Quand la cité judiciaire de Cayenne ouvrira-t-elle ?

L’ouverture est annoncée début 2028, après une livraison attendue fin 2027. Au 22 août 2026, le chantier est au stade du gros œuvre. Ces dates sont des annonces du maître d’ouvrage, pas des engagements contractuels publics.

Quelles juridictions la cité judiciaire de Cayenne regroupera-t-elle ?

Le tribunal judiciaire, le tribunal administratif, le conseil de prud’hommes, le tribunal de commerce et les archives judiciaires, aujourd’hui répartis sur trois sites. Sont annoncées deux salles d’audience pénale, quatre salles civiles, seize salles de cabinet et deux salles pour le tribunal administratif. La cour d’appel de Cayenne ne figure pas dans cette liste.

Où se trouve le chantier de la cité judiciaire de Cayenne ?

Sur un terrain de 8 196 m² à proximité du centre-ville de Cayenne : 2,9 km et environ cinq minutes depuis le centre, quinze à vingt minutes depuis Rémire-Montjoly, 16,8 km depuis l’aéroport Félix-Éboué.

Combien de personnes travailleront dans la cité judiciaire de Cayenne ?

Le programme annonce 219 postes de travail regroupés à terme. Ce sont des postes aujourd’hui installés sur les sites actuels des juridictions, et non des créations d’emploi. Les effectifs du chantier ne sont pas publiés : aucun nombre d’ouvriers n’est disponible pour l’opération de Cayenne.

La cité judiciaire de Cayenne et la cité de la Justice de Saint-Laurent, est-ce le même projet ?

Non, ce sont deux opérations distinctes du même ministère. Celle de Cayenne représente 70 M€, livraison attendue fin 2027 et ouverture annoncée début 2028. Celle de Saint-Laurent-du-Maroni représente 430 M€ et fait l’objet de deux calendriers officiels qui ne concordent pas. Les deux villes sont séparées de 257 km, environ 4 h 06 de route.

Faut-il déjà se rendre à la cité judiciaire pour une audience en 2027 ?

Non. Tant que l’ouverture n’a pas eu lieu, chaque juridiction reste à son adresse actuelle. Fiez-vous à l’adresse portée sur votre convocation, et non à une carte en ligne qui afficherait déjà le futur bâtiment.

Jusqu’à début 2028, une adresse par service ; ensuite, une seule. Page arrêtée au 22 août 2026, à revoir à la livraison puis à l’ouverture.

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