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Nature

Chutes du Carbet : quel saut choisir selon votre niveau

Publié le 12 août 2025 · par Ismael Samuel

Chutes du Carbet : quel saut choisir selon votre niveau

Quand on prépare une journée nature en Basse-Terre, une question revient sans cesse chez nos voyageurs : « Les chutes du Carbet, on va au premier, au deuxième ou au troisième saut ? » La réponse n’est jamais la même pour tout le monde. Ces trois cascades, alimentées par les pluies de la Soufrière (1467 m), n’ont ni le même accès, ni le même dénivelé, ni le même niveau d’effort. Et comme nos hôtes vivent à Capesterre-Belle-Eau, à deux pas du site, ils savent mieux que personne dans quel état sont réellement les sentiers et quelles portions ferment après les épisodes sismiques. Voici notre comparatif honnête pour choisir le saut adapté à votre forme et à votre envie.

Comprendre le site avant de partir

Les chutes du Carbet se trouvent sur la commune de Capesterre-Belle-Eau, au cœur du Parc national de la Guadeloupe, sur l’aile « Basse-Terre » du papillon. On accède au site par la route de la Traversée puis la D4, qui grimpe dans la forêt tropicale jusqu’à la Maison de la forêt et à l’aire d’accueil. Comptez environ 1h15 de route depuis Pointe-à-Pitre (pôle économique et aéroport Pôle Caraïbes) et 1h depuis la côte sud de Grande-Terre.

Deux choses à savoir avant même de lacer ses chaussures :

  • L’eau des bassins est fraîche (souvent 18 à 20 °C), parfois trouble après les pluies. La baignade au pied des grandes chutes est encadrée, voire interdite selon les arrêtés.
  • La météo change vite. La meilleure période reste la saison sèche, de décembre à avril. En saison humide, les sentiers deviennent boueux et glissants, et le débit peut masquer la beauté des cascades dans la brume.

Un détail que beaucoup ignorent : les trois sauts ne se visitent pas depuis le même point de départ. Inutile d’espérer enchaîner les trois en une heure.

Deuxieme chute du Carbet en Guadeloupe, haute cascade tombant le long d'une falaise au milieu de la foret tropicale
La deuxieme chute du Carbet, la plus haute et la plus accessible des trois sauts. — © Kevin Charpentier (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

Le 2e saut : l’incontournable accessible

Si vous ne deviez en faire qu’un, ce serait celui-là. Le deuxième saut, haut d’environ 110 mètres, est le plus visité et le plus photographié des trois.

Accès et niveau

  • Départ : aire d’accueil de Saint-Sauveur (parking aménagé, payant : comptez environ 2,50 € par personne pour l’entrée du site).
  • Distance : environ 1,4 km aller depuis le parking.
  • Durée : 40 à 50 minutes de marche aller, soit 1h30 à 2h aller-retour avec les arrêts photo.
  • Dénivelé : modéré, autour de 130 m, sur un sentier aménagé avec passerelles et marches en bois.

C’est le bon choix pour les familles, les marcheurs occasionnels et ceux qui ont une demi-journée. Le sentier traverse une forêt humide spectaculaire (fougères arborescentes, balisiers, bois de Carbet qui ont donné leur nom au site). Le belvédère final offre une vue frontale sur la cascade.

Conseil de nos hôtes : partez avant 9h. À partir de 10h30, le parking sature et les passerelles deviennent un goulot d’étranglement. En sortant tôt, vous croisez aussi plus de chances d’apercevoir des colibris au lever du jour.

Le 1er saut : le plus haut, le plus exigeant

Le premier saut est le géant : environ 115 mètres de chute libre, le plus impressionnant des trois. Mais il se mérite.

Accès et niveau

  • Départ : même secteur que le deuxième saut, mais le sentier bifurque et grimpe nettement plus.
  • Durée : 2h à 2h30 de marche aller selon votre rythme, soit une journée de randonnée complète aller-retour.
  • Dénivelé : important, plus de 300 m cumulés, avec des passages raides, racineux et souvent boueux.
  • Public : randonneurs réguliers, bonne condition physique, chaussures de marche obligatoires.

Le premier saut est moins fréquenté, ce qui en fait un objectif de choix pour qui cherche le calme et l’effort. En revanche, c’est aussi la portion la plus sensible aux aléas : c’est ici que les éboulements et les arrêtés de fermeture tombent le plus souvent.

Le 3e saut : le confidentiel des connaisseurs

Le troisième saut est le plus bas en hauteur (environ 20 mètres) mais le plus sauvage et le plus difficile d’accès. Il se rejoint par un itinéraire différent, depuis le hameau de Routhiers (Capesterre-Belle-Eau).

Accès et niveau

  • Départ : parking de Routhiers, plus modeste.
  • Durée : 2h à 3h aller selon les conditions, terrain technique.
  • Dénivelé : descente puis remontée exigeantes, traversées de rivière à gué.
  • Public : randonneurs aguerris uniquement, idéalement accompagnés d’un guide.

Le bassin du troisième saut est l’un des rares où la baignade est parfois possible, dans une ambiance de canyon tropical loin de la foule. C’est notre coup de cœur pour ceux qui veulent une vraie aventure, mais il ne faut jamais s’y engager après de fortes pluies : les crues sont rapides et dangereuses.

Troisieme chute du Carbet en Guadeloupe, cascade se jetant dans un bassin entoure de vegetation luxuriante du Parc national
La troisieme chute du Carbet et son bassin, un saut plus discret en contrebas. — © Gil Malotaux (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

Tableau comparatif des trois sauts

Critère1er saut2e saut3e saut
Hauteur~115 m~110 m~20 m
Marche aller2h–2h3040–50 min2h–3h
DéniveléFort (300 m+)Modéré (130 m)Fort, technique
NiveauSportifAccessibleAguerri
AffluenceFaibleÉlevéeTrès faible
BaignadeNonEncadrée/interditeParfois possible

Fermetures sismiques et état des sentiers : la réalité du terrain

C’est le point que les guides en ligne oublient souvent, et c’est précisément là que vivre à Capesterre fait la différence. La Guadeloupe est une zone de forte activité sismique : les secousses, même modérées, fragilisent les parois et provoquent des éboulements sur les sentiers des chutes.

Concrètement, ces dernières années :

  • Le sentier du premier saut a connu plusieurs fermetures prolongées après des glissements de terrain. Vérifiez toujours son statut avant de partir.
  • L’accès aux abords immédiats des bassins est régulièrement restreint par arrêté préfectoral pour risque de chute de blocs.
  • Après un séisme ressenti, le Parc national peut fermer tout ou partie du site par précaution, parfois plusieurs semaines.

Nos recommandations de bon sens, transmises par nos hôtes :

  1. Consultez l’état du site la veille auprès du Parc national de la Guadeloupe ou de l’Office de tourisme de Capesterre-Belle-Eau.
  2. Ne franchissez jamais une barrière ou un ruban de fermeture. Ces dispositifs ne sont pas décoratifs : ils signalent un risque réel d’éboulement.
  3. Prévoyez un plan B côté Capesterre : la chute du Galion, les bassins de l’Allée Dumanoir ou la plage de Roseau si tout est fermé.

Que mettre dans le sac et bons réflexes

Pour profiter pleinement, peu importe le saut choisi :

  • Chaussures de randonnée fermées (les tongs sont la première cause de chute sur place).
  • 1,5 L d’eau par personne, un coupe-vent léger, anti-moustiques.
  • Maillot et serviette si la baignade est autorisée le jour J.
  • Départ matinal, pour la lumière, la fraîcheur et le stationnement.
  • Aucun déchet laissé sur place : nous sommes dans un parc national protégé.

Organiser votre séjour nature côté Basse-Terre

Les chutes du Carbet se savourent mieux quand on dort à proximité, sur la côte au vent (Capesterre, Sainte-Marie, Trois-Rivières). Vous évitez la route le matin et vous combinez facilement avec les autres pépites de Basse-Terre : la Soufrière, la Réserve Cousteau à Malendure pour le snorkeling, la Grande Anse de Deshaies, ou une traversée vers Les Saintes depuis Trois-Rivières.

Chez Hostel Toucan, nous gérons des locations saisonnières sélectionnées sur toute l’île, avec un vrai accompagnement local. Réservation directe sans frais de plateforme, annulation gratuite jusqu’à 7 jours avant l’arrivée, et une assistance WhatsApp 7j/7 pour vous dire, le matin même, si les sentiers des chutes sont ouverts ou s’il vaut mieux décaler. Pour préparer l’ensemble de votre voyage, consultez notre guide complet de la Guadeloupe, parcourez nos logements en location en Guadeloupe, et si vous possédez un bien sur l’île, découvrez notre offre de conciergerie pour propriétaires.

Les chutes du Carbet ne se résument pas à une photo : c’est une rencontre avec la forêt tropicale humide, à condition de choisir le saut qui correspond vraiment à votre niveau et à l’état du jour. Faites le bon choix, partez tôt, et laissez-vous porter par le grondement de l’eau.

FAQ

Quel saut des chutes du Carbet est le plus facile d’accès ?

Le deuxième saut est de loin le plus accessible : environ 40 à 50 minutes de marche aller sur un sentier aménagé avec passerelles, pour un dénivelé modéré. Il convient aux familles et aux marcheurs occasionnels. Le premier et le troisième saut demandent une bien meilleure condition physique et plusieurs heures de marche.

Les chutes du Carbet sont-elles parfois fermées ?

Oui. La Guadeloupe est une zone sismique active et des éboulements peuvent survenir sur les sentiers, surtout vers le premier saut. Le Parc national ou la préfecture ferment alors tout ou partie du site par arrêté. Vérifiez toujours l’état d’ouverture la veille auprès du Parc national ou de l’Office de tourisme de Capesterre-Belle-Eau.

Peut-on se baigner aux chutes du Carbet ?

La baignade au pied du premier et du deuxième saut est généralement encadrée, voire interdite par arrêté pour risque de chute de blocs. Le troisième saut, plus sauvage, dispose d’un bassin où la baignade est parfois possible, mais jamais après de fortes pluies en raison du risque de crue rapide.

Quelle est la meilleure période pour visiter les chutes du Carbet ?

La saison sèche, de décembre à avril, est idéale : sentiers moins boueux, meilleure visibilité des cascades et baignades plus sûres. En saison humide, les chemins deviennent glissants et le débit peut noyer les chutes dans la brume. Dans tous les cas, partez tôt le matin pour la lumière et le stationnement.

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