Un agent de la délégation Centre du Parc amazonien de Guyane, en poste à Saül, est attendu deux jours au siège de son établissement, à Rémire-Montjoly. Saül n’est reliée au littoral par aucune route : interrogé le 22 août 2026, un moteur de routage ne renvoie même pas d’itinéraire, et l’accès se fait par avion. Le nombre de nuits que cet agent passera sur le littoral ne dépend donc pas de la durée de sa réunion, mais de la rotation aérienne.
La réponse courte. L’ONF tient sa direction territoriale au 541 route de Montabo, à Cayenne, gère 6 millions d’hectares de forêt et passe de 95 à 125 salariés (annonce du 27 mai 2026). L’OFB est au 19 rue Ixoras, à Matoury, avec 35 agents. Le Parc amazonien de Guyane siège 1 rue de la Canne à Sucre, à Rémire-Montjoly : 92 agents permanents, dont 34 au siège. Le BRGM conduit un inventaire des ressources minérales lancé en 2024, achèvement visé en 2029, avec de nouvelles campagnes géophysiques programmées au 3e trimestre 2026. Aucun des quatre ne publie le volume de missions entrantes qu’il génère.
Les quatre opérateurs en un tableau
| Opérateur | Où il siège en Guyane | Effectifs publiés | Statut au 22 août 2026 | Ce que ça produit comme venues |
|---|---|---|---|---|
| ONF, direction territoriale de Guyane | 541 route de Montabo, Cayenne ; unités territoriales à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni | 95 → 125 salariés, soit 30 postes créés (annonce du 27 mai 2026) | En cours ; renfort d’effectifs en cours, calendrier d’arrivée non publié | Des installations, pas des missions courtes |
| OFB, délégation de Guyane | 19 rue Ixoras, Matoury | 35 agents en Guyane ; 3 000 au niveau national | En cours | Des missions croisées avec les directions nationales — volumes non publiés |
| Parc amazonien de Guyane | 1 rue de la Canne à Sucre, Rémire-Montjoly ; délégations Maroni, Centre (Saül) et Oyapock | 92 agents permanents, dont 34 au siège et 7 à Saül | En cours | Un va-et-vient délégations ↔ siège, par avion — non chiffré |
| BRGM, direction régionale de Guyane | Cayenne ; terrain sur la ceinture nord de la Guyane | Plus de 60 Guyanais embauchés grâce au programme ; part d’intervenants extérieurs non publiée | En cours et calendrié jusqu’en 2029 | Des campagnes de terrain datées, avec un rendez-vous annuel |
Ce que ce tableau ne dit pas
Ni combien de personnes viennent, ni combien de nuits elles passent sur le littoral : aucun de ces établissements ne publie ce volume. Ces effectifs mesurent une présence, pas une venue : une délégation de 35 agents pilotée depuis l’Hexagone peut produire plus de déplacements qu’un service de 450 agents entièrement autonome.

ONF et OFB : deux sigles voisins, deux établissements différents
Trois lettres, deux communes, deux métiers
L’ONF, Office national des forêts, tient sa direction territoriale de Guyane au 541 route de Montabo, à Cayenne, pour un périmètre de 6 millions d’hectares de forêt. L’OFB, Office français de la biodiversité, est un établissement distinct, installé au 19 rue Ixoras, à Matoury. Une lettre d’écart, deux communes : celui qui se présente au mauvais portail perd sa matinée. Vérifiez le sigle porté par votre convocation avant de réserver.
Le réflexe vaut pour les services de l’État, où un sigle a changé sans que les documents suivent : la DGTM a remplacé la DEAL au 1er janvier 2020, et qui fait quoi entre préfecture et directions générales est traité à part.
L’ONF : 30 postes de plus, aucun calendrier d’arrivée publié
Le 27 mai 2026, le passage de la direction territoriale de 95 à 125 salariés a été annoncé, soit 30 postes supplémentaires. Deux précisions comptent autant que le chiffre. D’abord, c’est un flux d’installation, pas de mission : on ne prend pas un poste pour trois semaines, et l’arrivant cherche un relais de quelques semaines puis un bail.
Ensuite, ni le calendrier d’arrivée ni la répartition entre les deux unités territoriales — Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni — ne sont publiés au 22 août 2026. Votre arrêté d’affectation est plus fiable que n’importe quelle page en ligne, y compris celle-ci. Pour la phase transitoire, la mécanique est celle de tout agent affecté : voir le calendrier réel des arrivées en Guyane.
L’OFB : 35 agents, une chaîne hiérarchique qui traverse l’Atlantique
Les 35 agents de la délégation de Guyane sont majoritairement rattachés à la Direction des outre-mer de l’établissement ; d’autres relèvent de directions nationales de recherche et d’appui scientifique, ou de la direction chargée des acteurs et des citoyens. Une équipe dont la direction fonctionnelle siège dans l’Hexagone échange avec elle dans les deux sens : à distance le plus souvent, physiquement parfois. Les volumes ne sont pas publiés.
La qualité de la liaison décide d’une bonne part de ces échanges — c’est le sujet de la latence et du câble Lum@link. Point pratique : Matoury est la commune de l’aéroport Félix-Éboué, à une vingtaine de minutes de Cayenne comme de Rémire-Montjoly, heure de pointe exceptée.
Le Parc amazonien de Guyane : un siège sur le littoral, des délégations sans route
Le siège n’est pas dans la forêt
On imagine volontiers que le Parc amazonien de Guyane se dirige depuis l’intérieur. Son siège est au 1 rue de la Canne à Sucre, 97354 Rémire-Montjoly : direction, secrétariat général, services administratifs, chargés de mission — 34 des 92 agents permanents y travaillent. Les trois délégations territoriales — Maroni, Centre, basée à Saül avec 7 agents, et Oyapock — sont, elles, dans l’intérieur.
Saül, Maripasoula, Camopi : la géographie fabrique les nuits
Aucune de ces communes n’est reliée au littoral par une route : l’accès se fait par avion, ou par pirogue pour celles du Maroni. Conséquence mécanique, l’aller-retour dans la journée n’existe pas. Une réunion d’un ou deux jours au siège suppose une nuit avant, souvent une nuit après, parfois deux si le vol ne tombe pas le bon jour. Autre particularité de ce public : la date de retour se connaît plus tard que la date d’arrivée, puisqu’elle dépend de la rotation.
Ce flux n’est chiffré nulle part : c’est un raisonnement tiré de la géographie de l’établissement, pas une donnée. Même famille que celui décrit dans combien de nuits coûte une formation de trois jours à Cayenne.
Le BRGM et l’inventaire des ressources minérales 2024-2029
Le BRGM est présent en Guyane depuis 1949, d’abord via le Bureau minier guyanais, puis comme service géologique régional ; sa direction régionale est à Cayenne. Des quatre, c’est le programme dont le calendrier est le plus précisément publié.
Les jalons publiés
| Jalon | Date | Statut au 22 août 2026 |
|---|---|---|
| Lancement de l’actualisation de l’inventaire des ressources minérales | 2024 | En cours |
| Point d’étape annuel, tenu à Cayenne | 23 avril 2026 | Tenu — communiqué du 28 avril 2026 |
| Carte géologique harmonisée du nord de la Guyane au 1:500 000 | présentée en avril 2026 | Publication publique non confirmée |
| Nouvelles campagnes géophysiques | 3e trimestre 2026 | Programmé |
| Formation certifiante pour prospecteurs sans diplôme, avec l’Université de Guyane | non datée | Annoncé — ni calendrier ni ouverture publiés |
| Achèvement du programme | 2029 | Visé |
Deux jalons quantifiés sont publics : 25 % des programmes d’acquisition géochimique réalisés, plus de 1 100 échantillons de sédiments de rivière collectés. La zone de travail est la ceinture nord de la Guyane, l’une des cinq zones ciblées au niveau national. Le montant du programme n’est pas publié, la part d’intervenants extérieurs pas davantage.
Un intervenant qui revient, plutôt qu’un visiteur qui passe
Une campagne est une séquence bornée. Mais le programme court jusqu’en 2029 avec un rendez-vous annuel : celui qui travaille sur ce dossier a de fortes chances de revenir, une ou plusieurs fois par an, pendant plusieurs années. Connaître d’avance le quartier, le trajet et les horaires vaut alors plus que dix euros d’écart sur la nuit.
